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Mont-Washington, NH – 1er Septembre 2013

Mont-Washington, NH – 1er Septembre 2013

Après avoir fait le Mont Washington avec la Cohorte 2 des Parents-uniques de la Fondation Esprit de corps en mars 2013, j’avais toujours envie de la faire toute seule cette montagne où tout a commencé. La monter cette fois à mon rythme, sans défi  de dépassement de moi-même, sans horaire à respecter, pour sentir la montagne sous mes pieds, profiter du moment présent, de chaque seconde, tout en étant dans ma bulle. Pour aussi valider mes nouvelles connaissances acquises dans le domaine de la randonnée.

Lors de ma première montée en groupe, j’avais eu cette sensation magnifique que mon âme était en parfaite harmonie avec la montagne.  Cette montagne que beaucoup croient facile et prennent pour acquis alors qu’elle a été de trop nombreuses fois l’endroit où certains ont rendu leur âme. Prenez le temps de lire le livre Not without Peril de Nicholas Howe. Vous verrez.

J’avais le gout de m’y mesurer toute seule, de trouver ma capacité à affronter la Nature, la difficulté, la frayeur que certains endroits et moments pouvaient représenter dans une randonnée de cinq heures. Je me sentais très zen et heureuse de partir pour cette aventure. Toute seule pour l’affronter je n’avais pas peur, je me sentais bien.  J’avais prévu prendre ça un pas à la fois… me rendre en premier au Hermit Lake Shelters, environ au milieu de la randonné et prendre la décision une fois sur place, selon mon état : si je continuais jusqu’au sommet ou non. Et une fois au sommet, prendre la décision de descendre à pieds ou avec la navette des randonneurs par l’auto road. Chose certaine et absolue, je ne voulais pas me retrouver à marcher toute seule dans la forêt à la tombée de la nuit donc tout allait dépendre du temps que j’allais prendre pour arriver au sommet. En septembre déjà les journées sont plus courtes.  Je savais aussi que si je voulais utiliser la navette, je n’avais pas le choix de me rendre au sommet.  J’avais lu que le temps normal pour monter au sommet, donc un aller simple, est environ  quatre heures et demie alors je me suis donnée un bon six heures pour moi 🙂  Et j’avais lu aussi qu’il est parfois impossible de prendre la navette pour redescendre alors il me faudrait faire face à ma peur des ours ou tout autre petite bête que je pourrais rencontrer si je devais redescendre toute seule tard. J’ai tout de même fait toutes les recherches nécessaires, je savais aussi que en cas d’urgence et de panique, je pourrais faire appel au Rangers pour redescendre moyennant un montant un peu plus élevé que la navette si jamais je me retrouvais prise dans la montagne… je ne partais quand même pas à l’aveuglette ni vers l’inconnu 😉

Après un bon petit déjeuner très tôt et oui, après m’être assuré que je n’aurais pas besoin d’utiliser les fameuses toilettes chimiques au Hermit Lake Shelters me voilà en route…  Je me dois de faire une parenthèse ici sur cette étape cruciale de ma première randonnée où, en plein hiver, bien entendu, ils ne peuvent pas vider ces toilettes chimiques pendant plusieurs mois et un désagréable et très malodorant souvenir m’est resté gravé en mémoire sur cette étape où je n’avais pas réussi à garder mon petit-déjeuner lors de la deuxième journée de montée avec le groupe à mon grand désarroi. Alors une fille avertie en vaut deux 🙂 et marcher le ventre plein pour ceux qui font de la randonnée, c’est un exploit ! Donc petit conseil d’ami… assurez-vous que vous n’emportez pas avec vous votre souper de la veille quand vous partez pour une journée de montagne à moins d’être certain que vous pourrez trouver un endroit approprié quand le moment sera venu hihihi…

Je suis partie de Bethel vers 7 h où je séjournais pour le weekend, environ à  40 minutes de belle route, avec mon sac à dos qui contient une gourde intégrée de deux litres, quelques barres de protéines au cas je me retrouve à séjourner plus longtemps que prévu (fermées hermétiquement par l’entreprise qui les fabrique alors j’ose croire que les ours ne sentent pas de loin le beurre d’arachides qu’elles contiennent hihihi l’aies-je déjà dit que j’ai peur de faire face à face avec un ours?)  et des petits sachets d’énergie concentrée pour la fatigue que je pourrais ressentir en chemin.  Un sac léger mais juste assez gros pour ajouter un chandail chaud, un petit kit de survie : boussole, sifflet, couteau suisse, lampe frontale, couverture d’urgence et articles de premiers soins. J’étais fin prête à fouler pour la deuxième fois cette belle et majestueuse montagne. Ah oui, avec une minuscule cloche de type jouet pour chat accrochée après mon sac (pour les ours).

Je pense que de toutes les montagnes que j’ai faites, c’est la seule qui me donne des frissons de joie et de pur bonheur quand j’arrive au Pinkham Notch Visitors Center et que j’entreprends la montée par la Tuckerman Ravine Trail. C’est la seule montagne qui me fait monter l’émotion à la gorge quand je roule sur la route tout près.

TuckermanRavineTrail

Le début de la randonnée a super bien été, beau chemin rocheux jusqu’au Hermit Lake Shelters.  J’avais fait cette montagne en plein hiver alors je n’avais aucune idée de quoi avait l’air les sentiers sous la neige.  J’ai été très surprise de voir le nombre de roches, parce qu’on ne parle pas de cailloux ici, mais bien des roches de toutes les couleurs, de toutes les grosseurs qui oblige finalement à garder un œil au sol pour savoir où mettre les pieds. Malgré le fait qu’il y avait quand même beaucoup de monde, je pouvais passer facilement 20 minutes toute seule sans voir personne. Ma vitesse de croisière n’est pas la plus rapide alors je trouvais sécuritaire de voir des randonneurs me dépasser. Ça me permettait de savoir qu’il y avait du monde devant moi donc certainement d’autres derrière moi alors s’il m’arrivait quelque chose, quelqu’un finirait par me trouver hihihi

À un moment de la randonnée deux jeunes garçons de cinq et sept ans marchaient près de moi… le plus jeune qui disait à son frère « Attend moi, attend moi !»… et ensuite une ado a suivi un peu nonchalante. Je me disais qu’elle ne les surveillait pas super bien alors j’ai un peu gardé un œil sur les jeunes le temps qu’ils étaient dans mon champ de vision pour finalement voir le reste de la famille arriver à ma hauteur un bon cinq minutes plus tard.  La mère m’a dit qu’ils font cette randonnée chaque année comme réunion de famille. C’était la première fois pour son fils de cinq ans et la deuxième fois pour son frère.  J’ai été tellement impressionnée. Je me suis dit ok si des familles entières peuvent le faire ça doit pas être si pire que ça quand même. Plus tard j’ai su qu’ils n’allaient pas par les mêmes sentiers et n’allaient pas toujours au sommet non plus.

J’aimais bien voir les gens me dépasser mais j’aimais beaucoup me retrouver toute seule entre ces dépassements. Je pouvais entendre la Nature et je pouvais aussi me remettre à mon rythme de marche.

Après deux heures et presque et demie de marche je suis arrivée au au Hermit Lake Shelters.  Ça m’a fait toute une boule d’émotion de m’y retrouver et faire un petit tour rapide de l’endroit. Magnifique vue et oh surprise mais surprise… la fontaine qui était environ trois à quatre pieds sous la neige, dans un trou qu’il nous avait fallu y descendre un peu pour y puiser l’eau en mars est en fait à même le sol ! Ça veut dire que le sol était environ trois, quatre pieds sous nos pas en hiver !  Et le patio du chalet des Rangers qui était à même le sol a en fait cinq marches de hauteur.

HermitLakeShelters

Les nuages se sont dissipés. J’avais beaucoup de zénitude et d’énergie. Quelques couples et groupes terminaient leur pause sur le patio.  Il était encore tôt.  Je n’avais mal nulle part. Et devant tant de beauté je me suis dit ok j’yvais. Je continue !

TuckermanRavine

 

Tuckerman_Ravine

 

La suite a été plutôt intéressante.  Avec le groupe, en hiver, nous avions pris la Lion’s Head trail pour la deuxième partie de la montée pour sa sécurité loin des risques d’avalanches et aussi parce que moins abrupte comme sentier. Alors, tout bonnement en reprenant mon chemin, j’ai vu une affiche et je me suis dit ok par là. Sans me douter que je m’enlignais directement dans la ligne de droite du V qu’on voit bien sur la photo 🙂  Je n’avais pas « allumé » du tout ce c’était un sentier pour monter que je voyais dans la montagne, ni que c’était celui-là l’hiver que seul les casse-cou prenaient à leur propre risque comme j’ai vu la troisième fois que j’y suis allée et qu’il y a eu une avalanche d’ailleurs pendant que nous descendions par un autre sentier sécuritaire.

 

TukermanRavineFloor

 

Mais m’y voilà, un pas à la fois, et je continue comme une grande à monter vers le sommet. En fait je me sentais, aussi bête que ça puisse paraître, comme une exploratrice, parce que c’est probablement le plus près d’une exploratrice que je le serai jamais dans ma vie 😉  Souvent seule dans le sentier je ne savais pas ce qui m’attendait au détour de la prochaine roche énorme que j’allais contourner parce que je ne prenais pas le même sentier que la première fois, mais bon, je savais quand même que des  personnes devant moi n’avaient pas hurler après l’avoir contournée alors c’était ok de continuer hihihi. En passant je les trouvais pas mal bons tous ces randonneurs qui allaient si vite. Ça m’impressionne toujours de les voir aller.

C’est dans cette partie de la randonnée que j’ai remercié le ciel je ne sais pas combien de fois d’avoir des bâtons pour m’aider.  Les roches que je trouvais quand même de bonnes grosseurs plus tôt était devenues minuscules et tapissaient entièrement le sentier comparativement à celles que je devais maintenant enjamber.

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Plus le sommet approche, plus les roches sont énormes et des flèches peintes en jaune deviennent parfois les seuls points guides pour prendre la bonne direction.

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Les gens se dépassent un peu moins dans cette section, sauf les plus athlètes. J’ai croisé une famille dont le père avait des problèmes de cœur et c’était son périple annuel avec ses enfants adultes, suite à son pontage pour voir comment il allait… On entendait encore dans sa toux les milliers de cigarettes qu’il avait fumées dans sa vie et qu’il fumait encore.  Ils ont pris beaucoup de petites pauses-respiration en chemin. Donc on se croisait souvent.  Une autre mère en était à sa première randonnée avec ses deux ados qui l’aidaient à ne pas arrêter.  Elle ne savait pas dans quoi elle s’était embarquée en fait mais elle était rendue à un point de non-retour 🙂 Beaucoup de groupes d’amies de filles ou de gang de gars plus athlètes qui couraient presque sur les roches. En fait j’ai vu des familles, des petits groupes de jeunes adultes et des hommes athlètes accomplis. De tous les gens que j’ai vus sur la montagne, j’étais la seule… seule. La seule en mode solo. En fait, j’étais même à la limite encore plus fière de moi de réussir ma petite aventure toute seule 🙂

Vers le haut de ce sentier, j’ai voulu prendre une petite pause énergie.  J’ai eu un léger étourdissement alors je me suis dit ok c’est le temps de prendre un petit boost… Je me suis assise en me tournant pour regarder la splendeur de la montagne pendant quelques minutes et j’ai vu les nuages arriver à une telle vitesse que la peur m’a prise. Le ciel était devenu gris et l’air plus froid alors j’ai décidé « No-way pas de pause… je ne vois plus personne devant ni derrière alors c’est pas vrai que je vais rester ici dans les nuages. »  J’ai sérieusement eu peur de ne plus voir les roches…  de marcher dans un brouillard. Le ciel couvert ne me dérangeait pas mais ne pas voir où mettre le pied sur les roches et marcher sur des roches glissantes est devenu une réalité que j’avais eu le temps d’oublier dans l’heure que je venais de passer au gros soleil plombant sur ma casquette.  J’ai pris mon deuxième souffle en prenant mon sachet et de l’eau et je me suis calmée en me disant « ok pas de panique… au pire si les nuages arrivent, j’ai tout ce qu’il me faut et je ne bouge plus. Je me cacherai sous ma couverture d’urgence et j’attendrai que quelqu’un passe ou qu’un Ranger passe avec son chien. » 🙂  J’en avais croisé un environ une heure et demie plus tôt alors je savais qu’il y en avait qui faisait le chemin comme ça pendant le jour.  Ça a été mon seul  cinq-minutes de panique-inquiétude de toute la randonnée.   Je me suis ressaisie vite et j’étais contente de continuer et en plus…  j’ai travaillé mon deuxième souffle pendant cette petite ascension que j’ai fait plus rapidement pour essayer de rattraper ceux qui pouvaient être devant moi pour ne pas me retrouver toute seule avec le brouillard.  La température au Mont-Washington  est imprévisible et changeante… je l’ai vu.  Et les nuages ont suivi la courbe du V de la montagne et ne sont pas venus jusqu’à moi finalement. Le beau soleil est revenu.

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Puis je suis arrivée à la dernière portion de la montagne… là où tous les chemins se rencontrent… des roches énormes comme je n’avais même pas imaginé qu’il pouvait y avoir sous la neige !  J’ai compris pourquoi on pouvait se prendre le pied et la cheville quand on marchait dans un trou dans la neige… ouf!  Et malgré la fatigue… il fallait maintenant se rendre au sommet en passant sur ces roches.  C’est en voyant quelques-uns descendre un peu au pas de course, parce que oui apparemment c’est plus facile pour les genoux de ne pas se freiner, que je me suis confirmée officiellement que je n’allais pas redescendre à pieds hihihi. Vive la navette !

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J’ai  sérieusement perdu la notion du temps après le Hermit Lake Shelters. J’étais dans la beauté de la Nature, la grandeur de cette montagne, la fragilité de l’être humain face à la Nature.  Et tellement dans le moment présent. Je me suis sentie tout le long à ma place. Pas une fois je ne me suis sentie en danger même dans mon moment de peur de ne plus voir le chemin si les nuages arrivaient jusqu’à moi parce que je savais que j’allais tout simplement attendre au chaud derrière une roche. En fait je pense que je savais que j’écouterais la montagne et que je ne me battrais pas contre elle en voulant faire plus que ce que je pouvais et savais faire. C’est un peu étrange comme sentiment.  Juste à écrire et y repenser,  je ressens encore les mêmes émotions comme si j’y étais et oh combien je me rappelle exactement l’endroit où j’étais quand j’ai eu ce cinq-minutes de focus mental. J’ai des photos mais encore beaucoup de belles images émotives en tête.

Et à ma très grande surprise… ça m’a pris quatre heures et quart pour me rendre au sommet. Les athlètes et gens en forme que j’ai vu le font rapidement mais moi je venais en plus de battre mon record personnel de montagne… c’est-à-dire le faire dans le temps approximatif donné sur les sites et les gens du centre. Parce qu’avant celle-là, je prenais toujours plus de temps qu’alloué pour mes randonnées.

J’ai été hyper émotive une fois en haut. J’ai trouvé aussi génial de pouvoir visiter les bâtiments et la cafétéria ouverte en cette saison. C’est hallucinant de voir le nombre de gens et de touristes de toutes les nationalités qu’il y a au sommet qui sont montés en voiture ou en navette.

Pour la descente, j’ai opté pour la navette et surprise encore de voir beaucoup de randonneurs faire de même. Il m’a fallu attendre pour avoir une place.

MtWashingtonSummitSept2013

Petite anecdote de descente… J’ai eu plus peur en descendant avec la navette qu’en montant à pieds. Oh que ça prend des nerfs solides!  Je trouvais la fille à côté de moi très sérieuse et silencieuse alors que le conducteur jouait le guide touristique et que des blagues se faisaient entre les randonneurs, jusqu’à ce que j’entende son copain lui dire de regarder par terre et ne pas lever pas les yeux! Hahaha !  Je n’étais donc pas la seule apparemment. J’avais fait exprès de ne pas m’asseoir du côté du ravin mais même là… on sait que la route est étroite. On est assis dans une navette haute sur roue avec des vitres comme un aquarium, qui soudainement semble plus gros qu’un camion-citerne. Le chauffeur a dû sortir pour aider une voiture à contresens qui était arrêtée et avait peur de passer à côté de nous tellement c’est étroit… alors ouf!

Et un mec en arrière qui sort un  « ok, I thought that I deserved it more than the guy with his bumper sticker saying this car climbed Mt.Washington. No more. Respect!  »  😉

 

 

Mont-Washington

http://www.mountwashington.org/

 

Pinkham Notch Visitor Center

http://www.outdoors.org/lodging/lodges/pinkham/pinkham-notch-visitor-center.cfm

 

Mount Washington Auto road

http://mtwashingtonautoroad.com/

 

 
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Publié par le juillet 26, 2014 dans Uncategorized

 

Lyon Mountain, NY 17 janvier 2014

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Ça fait trois fois que je mets dans mon agenda de faire cette montagne.  Et les trois fois, un imprévu m’a fait remettre à plus tard cette randonnée.  Elle n’a rien de spectaculaire mais elle devait être ma première montagne dans les Adirondacks il y a un an alors elle est devenue sentimentale 🙂

Vendredi 17 janvier me voilà en route vers Lyon Mountain… finalement.  Une petite randonnée de 15 km aller-retour pour atteindre le sommet à 3830 pieds (1167m), une petite marche tranquille d’environ 6 heures.   Ma dernière montagne avait eu une descente plutôt pénible, suite à une douleur intense au genou droit après mon défi de course à relais entre Toronto-Beloeil d’octobre dernier donc je voulais me tester et voir ou j’en étais rendue dans ma récupération.

J’ai un rythme lent mais constant en randonnée comme en course.  De temps en temps quand la fatigue me gagnait, je prenais une petite gorgée de Gatorade et je continuais.  J’ai appris que mes pauses ne doivent pas être longues, quelques secondes à peine sinon c’est plus difficile de m’y remettre et reprendre le rythme et de garder une énergie positive quand la douleur aux cuisses ou au bas du dos se fait sentir.  Comme je m’entraîne pour refaire le Mont-Washington en mars prochain avec un nouveau groupe, je ne fais plus de randonnées sans un sac à dos avec un peu trop de choses pour mes besoins mais nécessaires pour pratiquer le poids à supporter. Lors de cette randonnée je me suis arrêtée moins souvent que d’habitude. J’avoue que c’est la première fois de toutes les montagnes que j’ai fait jusqu’à présent que je n’ai pas une seule fois eu le goût de dire quand est-ce qu’on arrive ou encore on est bientôt arrivé ? J’étais plutôt surprise et fière de moi de ce nouveau constat 🙂  J’ai aussi ouvert le chemin tout le long… une autre première… je n’étais pas derrière à suivre mon chum, c’est moi qui devait repérer les petits ronds sur les arbres pour rester sur le sentier.  L’hiver, comme la neige recouvre le sol et qu’il y a moins de randonneurs, on ne peut pas juste suivre les traces et creux laissés au sol par les randonneurs précédents. Et comme je dis toujours, les montagnes aux États-Unis n’ont pas des sentiers tapés et balisés tout le long comme au Québec. On doit passer par-dessus des roches, des racines, des branches et même parfois des arbres tombés. C’est ce qui me fascine d’ailleurs… Cette proximité de la nature, cette sensation d’être ailleurs qui me permet de décrocher complètement de mon quotidien à chacune de mes randonnées.

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Le nouveau sentier qui fait environ 5,5 km du point de départ est vraiment magnifique. Il est plutôt facile à trouver et à suivre à partir du stationnement. Il débute à la boîte d’enregistrement des randonneurs.  L’hiver, comme le chemin pour se rendre au stationnement est fermé, il y a un km de plus à marcher pour s’y rendre à partir de la route d’arrivée au pied de la montagne.

Le nouveau sentier va en zigzagant il est donc plus long que l’ancien en km mais de beaucoup plus agréable pour les débutantes comme moi. Il croise et termine à l’ancienne piste vers le sommet de la montagne et cette dernière partie à monter a été plutôt escarpée. Le dernier demi km avant d’attendre le sommet était recouvert de glace. Les crampons ne pouvaient pas être mis de côté et encore moins lors de la descente de cette partie !

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Un beau ciel nuageux mais clair jusqu’au sommet ou le vent glacial ne nous a pas fait rester plus de 10 minutes.  Juste le temps de mettre deux couches de plus, prendre un peu de thé chaud et une barre de collation, monter jusqu’au premier étage de la tour pour prendre des photos et se mettre en route pour le retour.  La tour a besoin d’une petite réparation aux remparts de sécurité manquants.  Avec le froid et le vent qu’il y avait là-haut ce jour-là, je n’ai même pas osé m’aventurer plus haut que le premier étage. Trop froid pour prendre le temps de retirer les crampons, c’était un peu trop périlleux à mon goût de monter les marches sans les enlever.  Il y avait des grilles attachées le long de la rampe mais rendu aux paliers il n’y avait plus de grilles pour fermer le pallier. Je me sentais minuscule face au vent et à la hauteur. J’aimerais bien par contre me rendre jusqu’en haut de la tour en automne pour voir la beauté du paysage.  Lyon Mountain ne fait pas partie des 46er mais elle demeure la plus haute montagne du Clinton County.

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Les deux couches que j’ai ajoutées au sommet, je les ai gardées une bonne heure pendant la descente.  Le froid avait eu raison de moi hihi

Le début de la descente a été pénible à cause d’une blessure, de quelque chose de coincé au genou droit qui par pur bonheur a semblé reprendre sa place après les premiers pieds… je ne me voyais tellement pas revivre l’expérience mentale que j’avais vécu lors de la descente de Giant en novembre alors après la sensation de brûlure et douleur vive au départ de la descente… j’ai eu une superbe descente.

Selon les sites Internet, c’est une randonnée d’environ 4 heures monter et descendre.  Nous en avons pris 2 de plus pour avoir débuté à la route et non au stationnement et faire quelques pauses hydratation et photos en chemin 🙂

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Petites informations sur la montagne

Lyon Mountain est le sommet le plus élevé du comté de Clinton et au nord de la rivière Saranac. La vue du haut de la tour au sommet permet une splendide vue panoramique de toute la région.

Sommet : 1167 mètres (3830 pieds)

http://www.cnyhiking.com/LyonMountain.htm

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Publié par le février 8, 2014 dans Uncategorized

 

Articles à venir

QUELQUES RANDONNÉES  2013 – 2014

Lyon Mountain, NY  17 janvier 2014

Giant Mountain, NY  9 novembre 2013

Mt. Washington, NH (toute seule comme une grande)  1er septembre 2013

Catamount, NY  21 juillet 2013

Baldpate Ease, Maine  4 mai 2013

Mont Sutton, Québec  1er avril 2013

Mt. Monroe, NH  (défi EDC) 9 mars 2013

Mt. Washington, NH (défi EDC)  8-9 mars 2013

Mont Tremblant, Québec (prédéfi EDC)  9 février 2013

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Publié par le janvier 28, 2014 dans Uncategorized

 

Ma première randonnée – 11 septembre 2011

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Pain de sucre, Mont Saint-Hilaire

Ma première randonnée
11 septembre 2011

Très simple… j’avais un besoin de trouver une activité que moi j’aime et qui peut se faire toute seule à peu de frais. Pas un programme qu’un entraîneur allait me tracer pour bouger dans une salle de gym. J’aime la marche alors pourquoi pas les montagnes. Mon ancien patron a fait le Kilimandjaro et je suis en admiration devant ces gens qui font de tels exploits.  Bon, je n’aspire pas à contempler du haut de ce sommet mais plus faire des montagnes, plusieurs montagnes.

Un couple d’amis m’a suggéré de faire une petite montagne, question de voir si j’aimais la randonnée tout le long du chemin ou juste une fois rendu en haut. J’ai choisi le Mont Saint-Hilaire pour sa proximité. J’ai même choisi la piste la plus courte soit environ une heure de marche selon le pamphlet. Une collègue du bureau m’a accompagné. J’ai un peu hésité à le faire avec une autre personne parce que je voulais me tester toute seule et prendre le temps de bien apprécier ce que j’allais faire. Mais ma collègue s’est avérée être parfaite pour cette première randonnée. Nous l’avons apprécié toutes les deux à sa juste valeur et elle ne m’a pas mis de pression. Nous avons su apprécier autant les moments de silence que je voulais, que les quelques bonnes conversations que nous avons eues.

Je suis partie avec pour seule attente d’en profiter et me tester. Prête à voir si j’aimais réellement ça, parce que dans ma tête j’aime les randonnées en forêt… mais il faut bien que j’en fasse au moins une pour savoir si c’est juste dans ma tête 🙂

Bon, parenthèse ici : j’ai habité pendant près de quatre ans dans les bois les plus reculés du Québec quand j’avais 5 ans. Le village était loin de la maison avec mes yeux d’enfants et pour revenir de chez ma copine qui habitait tout en haut de la côte, que même l’autobus scolaire ne descendait pas l’hiver, mon père m’avait dit « Tu chantes en marchant comme ça les ours ne t’approcheront pas. » Je l’ai cru, alors croyez-moi, j’ai jamais rencontré un ours pendant ces aller-retour chez mon amie, entendu oui, mais jamais vu 🙂

Mes quelques autres aventures dans les bois après ces années ont été quelques vacances de chasses et pêches avec mes parents, les camps scolaires ou d’été et un boot camp des cadets de l’air à quatorze ans.  Ensuite est venu l’ère des parcs verts sans mauvaises herbes 🙂

Je suis donc arrivée au pied de la montagne avec quand même une vague expérience des sentiers dans la nature.  J’ai loué des bâtons de marche au petit chalet de la montagne, parce qu’on me l’avait suggéré, et au bout de mon souffle dès les premières minutes, j’ai suivi ma collègue sur le sentier Pain de sucre pour gravir ma première montagne. J’ai adoré la marche, regarder les arbres, écouter les chants des oiseaux et les différents sons de la nature, gravir les roches et les petits bouts plus escarpés. Bon ok, j’avoue que ce n’était pas le sentier le plus escarpé que j’ai fait depuis mais c’était mon premier alors à ce moment-là, il était juste parfait. Je ne savais pas trop comment ajuster mon rythme de marche à mon essoufflement ni à l’utilisation de mes bâtons et encore moins en descendant mais j’ai fait ce qui semblait le plus naturel possible. J’ai eu à faire plusieurs petites pauses pour boire de l’eau et reprendre mon souffle même si nous ne marchions pas vite.  Et bien entendu, j’ai fait plusieurs pauses pour prendre des photos. J’aime bien jumeler la reprise de mon souffle avec la prise de photos souvenirs. Rendre l’utile à l’agréable que je me dis chaque fois.

Constat final : j’adore marcher en montagne. J’adore le sentiment d’être dans la nature, de me sentir ressourcer à la bonne place. De vivre et comprendre avec toutes les fibres de mon être que c’est là, le seul endroit, où je peux sentir que je fais le vide de toutes les idées de ma tête. Et étant une hyperactive mentale, je comprends pourquoi la nature m’appelle à ce point. J’ai besoin de faire ce vide. J’aime cette zénitude!

Mon plan après cette randonnée a été de faire d’autres montagnes, les plus petites à proximité pour commencer pour me rendre à une plus grande, me faire un but d’une plus grande.  Après quelques recherches sur Google, je me suis arrêtée à une montagne accessible toute seule et à peu de frais : le Mont-Washington dans le New-Hampshire. Je me donnais un bon deux ans pour me pratiquer pour faire cette montagne-là, mon Kilimandjaro à moi.

Puis… plus rien… pas de petite montagne, pas de pratique… pas de randonnée et même pas de gym. J’ai laissé mon rêve se perdre dans mon quotidien.

Pour ne pas terminer cet article sur une note négative quand même 🙂  je l’ai fait le Mont-Washington deux ans plus tard. En plein hiver. C’est mon rêve qui est venu me chercher et il s’est réalisé. À lire dans un autre article 🙂

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Petites informations sur la montagne

Le Mont Saint-Hilaire est l’une des neuf collines montérégiennes situées près de Montréal au sud-ouest du Québec. Il est nommé en l’honneur d’Hilaire de Poitiers, docteur de l’Église.

415 m (1 361,5 pieds)

Lien au site du Mont Saint-Hilaire

 
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Publié par le juin 19, 2013 dans Mes randonnées

 
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Adopt the pace of nature: her secret is patience.

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Publié par le juin 19, 2013 dans Uncategorized